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Laurent Larrieu
Les vaches de Casanueva © Laurent Larrieu / Camposyruedos

Casanueva

Guillaume Bats porte bien son nom. Du moins son patronyme incarne-t-il très bien le relief des terres landaises qu’il destine à son troupeau de braves : des petites vallées un rien encaissées, aux pentes franches et rebondies. Car Bats est un nom d’ici, des Landes. Il y a dans les Landes autant de Bats que de Larrieu — qui signifie ruisseau — et presqu’autant de Larrieu que de canards. C’est dire s’il y a un paquet d
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Des toros sans la tête (III)

Tout est faisable dans une voiture. La longue route endort les plus détendus, le visage engoncé dans les pliures jamais parfaites d’un manteau, d’un pull ou d’un t-shirt sorti, pour l’occasion, du pochon des affaires sales. Le roulis rauque et récurrent de l’autovía berce les idées et éloigne le bavardage des autres, bavardage qui devient agréable litanie puis, enfin, rumeur bienheureuse
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Des toros sans la tête (II)

Personne ne branche la radio. Les silences sont de vrais silences ; rares, mais vrais, ce qui n’est pas une mince affaire de nos jours. La musique ne serait pourtant pas incongrue. Le défilement épouse bien ses courbes et ses cassures. Chaque heure de la route aurait son propre style. À la nuit pleine et rythmée par les lignes blanches qui s’étirent et qui meurent dans une répétition sans fin irait bien u
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Des toros sans la tête

En guise de préliminaire pour une série qui peut-être verra le jour… ou pas. Il faut le savoir : il pleut souvent sur le Campo Charro. L’hiver peut y être très rude et très blanc et peser lourd sur les milliers de chênes verts qui en ont vu d’autres. Mais c’était le printemps et flottait une bruine grisâtre, comme un rideau voilé, ce jour de mai sur Terrones. ’Chichi’ était absente. Les pistes détrempées ne fac
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Bonne année mon cul

« Il était temps que janvier fît place à février. Janvier est de très loin le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l’année. Les plus sous-doués d’entre vous auront remarqué que janvier débute le premier. Je veux dire que ce n’est pas moi qui ai commencé. Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous ra
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