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Arles : la feria Erasmus

Je « disclaime » tout de suite, je n’ai vu que les courses de dimanche et encore ai-je manqué le 6e novillo pour raisons culinaires. Oui, la novillada aussi était longue, pas autant pourtant que l’insurpassable corrida de la veille : 3h17 m’a-t-on dit. Il manque quelque chose à Arles, du rythme, mais pas que. Du public ou plutôt un public, qui vienne et revienne, qui prenne l’abonnement plutôt que ses jambes à son cou, son mal en patience ou le parti de se résigner à la publication des cartels.

Marco Perez a l’âge de faire des études et son mentor le souci de lui faire voir du pays : il en résulte que la feria est un gigantesque Erasmus pour que Marco fasse ses classes un peu partout ailleurs.

Samedi, face à des trucs de Garcigrande a priori infâmes et nains, il a fait son stage avec Matilla et Casas, pardon, Manzanares et Talavante… La foire à la photocopie, originalité zéro, je te file les cours de Camarguais, tu me passeras les cours de Nimois. Afición locale (un peu sérieuse) résignée devant pareil rabachage. Manzanares, [soupir]…

Dimanche, la novillada a vu sortir deux bons novillos, un Blohorn assez complet et un Tardieu noblissime auquel Mario Vilau a tout fait. Physiquement et techniquement, le Catalan semble un peu trop mûr pour cet échelon (malgré un échec aux aciers), Nino Julian volontaire, Victor trop inspiré par lui-même pour s’embêter à considérer son 3 (pas vu le 6, sorry)

Aprem’, bonne surprise, la course de Torrealta était assez présentée, variée de robes et un excellent toro, le 6 qui aura vu Rufo (échange avec la fac de Valencia je crois) passer complètement à côté de son sujet (sortant quand même sur les épaules). De Justo, pas très servi mais bien à gauche au 2 et Luque ultra technique au 4 qui demandait les papiers. Longue faena, torero en démonstration, froid mais implacable.

Lundi, corrida de Murteira Grave, élevage torista dans les annees 80, mais ayant décidé de changer de cap très résolument depuis quelques années. Dans un podcast au sujet de la feria, JB avait parlé de torista et de souvenirs mais du bout des lèvres avant de vite passer à autre chose. Pas dupe. Cartel de banderilleros probablement pas très cher en face. On me dit que le 5 était pas mal et le reste sans intérêt.

Ambiance à contretemps, public pas toujours concerné, empresa échangiste. Où tout cela va-t-il?

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